Catégorie : Stratégies économiques et développement

  • Forêt de Maâmora : des opérations de sécurisation après les intempéries, pas d’abattage massif d’arbres

     

    Une mise au point pour dissiper les inquiétudes

    Face à certaines informations relayées dans plusieurs médias évoquant un supposé abattage massif d’arbres dans la forêt de Maâmora, l’Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) a tenu à apporter des clarifications.

    Selon l’institution, les travaux actuellement menés dans plusieurs zones de la Forêt de Maâmora n’ont rien à voir avec une coupe intensive d’arbres. Il s’agit en réalité d’opérations de nettoiement, de sécurisation et de restauration mises en œuvre après les intempéries récentes qui ont fragilisé certains espaces forestiers.

    Des interventions nécessaires pour protéger l’écosystème

    Les équipes techniques interviennent principalement pour retirer les arbres endommagés, les branches cassées ou les débris végétaux laissés par les fortes pluies et les vents violents. Ces opérations sont essentielles pour éviter les risques pour les usagers de la forêt, mais aussi pour préserver l’équilibre de cet écosystème fragile.

    La Maâmora, l’une des plus vastes forêts de chênes-lièges au monde, constitue un patrimoine naturel majeur du Maroc. Sa préservation nécessite des actions régulières d’entretien afin de limiter les risques sanitaires, prévenir les incendies et favoriser la régénération naturelle de la végétation.

    Lutter contre les rumeurs et préserver la confiance

    Dans sa communication, l’ANEF insiste sur le fait qu’aucune opération d’abattage massif n’est actuellement en cours dans la forêt. Les travaux entrepris répondent uniquement à des impératifs de sécurité et de gestion durable du milieu forestier.

    Cette mise au point intervient alors que les réseaux sociaux et certains médias ont amplifié des interprétations erronées des interventions sur le terrain. L’agence appelle ainsi à privilégier les sources officielles afin d’éviter toute confusion autour des actions menées pour protéger ce patrimoine naturel.

    Un patrimoine naturel à préserver collectivement

    Au-delà des opérations ponctuelles liées aux intempéries, la gestion de la forêt de Maâmora s’inscrit dans une stratégie plus large de préservation des ressources forestières et de développement durable.

    Les autorités forestières rappellent que la protection de ces espaces ne repose pas uniquement sur les institutions, mais également sur la vigilance et l’engagement de tous : citoyens, associations et visiteurs.

    Préserver la Maâmora, c’est protéger un écosystème précieux, un espace de biodiversité et un héritage naturel essentiel pour les générations futures.

  • Protection des données personnelles : une coopération renforcée entre la CNDP et l’Ordre National des Adouls

    Une convention pour consolider la culture de la protection des données

    Dans un contexte où la protection de la vie privée devient un enjeu central des sociétés modernes, la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) et l’Ordre National des Adouls ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer les mécanismes de protection des données personnelles au Maroc.

    Les deux institutions ont officialisé cette volonté à travers la signature d’une convention marquant l’adhésion de l’Ordre au programme « DATA-TIKA », une initiative visant à promouvoir une gestion responsable et conforme des données personnelles au sein des professions réglementées.

    Un cadre éthique pour l’exercice de la profession d’adoul

    Par cette convention, les adouls – acteurs essentiels dans l’authentification des actes juridiques et la sécurisation des transactions civiles – s’engagent à intégrer davantage les principes de conformité, d’éthique et de respect des droits fondamentaux dans leurs pratiques professionnelles.

    Dans leur activité quotidienne, les adouls manipulent en effet un volume important d’informations sensibles concernant les citoyens : actes de mariage, transactions immobilières, héritages ou encore contrats divers. La protection de ces données constitue donc une responsabilité majeure, tant sur le plan juridique que moral.

    L’adhésion au programme DATA-TIKA permettra ainsi d’accompagner les professionnels dans la mise en place de procédures adaptées pour garantir la confidentialité et la sécurité des informations traitées.

    Un dispositif au service des citoyens dans toutes les régions

    Cette initiative aura une portée nationale, puisqu’elle concerne les adouls exerçant dans l’ensemble des régions du Maroc. L’objectif est de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions chargées d’encadrer les actes juridiques et administratifs.

    Grâce à ce partenariat, les professionnels bénéficieront d’outils et de formations destinés à mieux intégrer les bonnes pratiques en matière de protection des données personnelles, tout en respectant les exigences de la réglementation nationale.

    Vers une modernisation responsable des pratiques professionnelles

    Au-delà de l’aspect réglementaire, cette convention traduit une ambition plus large : accompagner la modernisation des professions juridiques tout en préservant les droits fondamentaux des citoyens.

    Dans un monde où la circulation de l’information s’accélère et où la digitalisation transforme les modes de travail, la protection des données devient un pilier essentiel de la confiance publique.

    Par cette coopération, la CNDP et l’Ordre National des Adouls affirment leur volonté de construire un environnement professionnel plus sûr, transparent et respectueux de la vie privée, contribuant ainsi à renforcer la sécurité juridique et la confiance des citoyens dans les institutions.

  • Énergie électrique : le Maroc fixe le tarif de rachat de l’excédent pour 2026-2027

    Une nouvelle étape dans l’organisation du marché électrique

    Le Maroc poursuit l’organisation progressive de son marché énergétique. Réuni mardi, le Conseil de Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) a arrêté les tarifs applicables à l’électricité excédentaire injectée dans le réseau national. Cette décision concerne la période de régulation allant du 1er mars 2026 au 28 février 2027.

    Cette mesure s’inscrit dans la mise en œuvre des cadres juridiques établis par la loi 40-19 et la loi 82-21, qui encadrent l’ouverture progressive du marché électrique et encouragent la production d’énergie par différents acteurs, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

    Des tarifs différenciés selon les périodes de consommation

    Selon la décision annoncée par l’ANRE, le tarif appliqué à l’électricité excédentaire injectée dans le réseau national varie en fonction des périodes de consommation.

    Ainsi, le prix de rachat est fixé à 21 centimes par kilowattheure durant les heures de pointe, lorsque la demande en électricité est la plus élevée. En dehors de ces périodes, le tarif est établi à 18 centimes par kilowattheure pendant les heures hors pointe.

    Ce mécanisme tarifaire vise à mieux équilibrer l’offre et la demande sur le réseau électrique, tout en encourageant une gestion plus efficace de la production et de la consommation d’énergie.

    Ajustement des tarifs d’utilisation du réseau national

    Parallèlement à la fixation du prix de l’électricité excédentaire, le Conseil de l’ANRE a également procédé à l’ajustement annuel des tarifs d’utilisation du réseau électrique national. Cette opération fait partie du processus régulier de régulation permettant d’assurer la viabilité technique et économique du système énergétique.

    L’objectif est de garantir un fonctionnement stable du réseau, tout en accompagnant l’évolution du secteur, marqué par l’intégration croissante de nouvelles sources de production et par la modernisation des infrastructures électriques.

    Un signal pour accompagner la transition énergétique

    Au-delà de son aspect technique, cette décision s’inscrit dans la stratégie énergétique du Maroc, qui vise à diversifier les sources de production et à renforcer l’intégration des énergies propres.

    En établissant un cadre tarifaire clair pour l’électricité excédentaire, les autorités cherchent à encourager l’investissement et à offrir plus de visibilité aux acteurs du secteur, qu’il s’agisse d’entreprises, d’opérateurs industriels ou de producteurs d’énergie renouvelable.

    Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la recherche de solutions durables, ce type de mécanisme constitue un levier important pour optimiser l’utilisation des ressources énergétiques et soutenir l’évolution du modèle énergétique national.

  • Bourse de Casablanca : les secteurs moteurs d’une année record pour les entreprises cotées

    Une performance historique portée par la dynamique économique nationale

    La Bourse de Casablanca confirme en 2025 son rôle central dans le financement et la valorisation de l’économie marocaine. Selon le rapport annuel publié par la société de bourse M.S.IN, le chiffre d’affaires global des sociétés cotées a atteint 360,4 milliards de dirhams, un niveau inédit dans l’histoire de la place financière marocaine.

    Cette performance représente une progression de 10 % par rapport à l’année précédente, témoignant d’un environnement économique relativement favorable et d’une capacité d’adaptation notable des entreprises nationales face aux mutations du marché mondial.

    Au-delà du chiffre, cette évolution traduit la consolidation des fondamentaux économiques du Maroc, avec une activité industrielle soutenue, un secteur financier dynamique et des investissements qui continuent d’alimenter la croissance.

    Des secteurs stratégiques qui tirent la croissance

    L’analyse met en évidence le rôle déterminant de plusieurs secteurs qui ont contribué à cette progression remarquable. Parmi eux, les banques, les télécommunications, l’industrie et les infrastructures se distinguent comme les principaux moteurs de la performance globale.

    Le secteur bancaire, pilier traditionnel du marché financier marocain, continue d’afficher une solidité notable grâce à l’expansion de ses activités et à l’accompagnement du financement de l’économie réelle. Les entreprises industrielles, quant à elles, bénéficient d’une reprise progressive de la demande ainsi que d’investissements importants dans les chaînes de production et l’innovation.

    Parallèlement, les entreprises opérant dans les infrastructures et les services poursuivent leur développement, profitant notamment des grands projets structurants lancés ces dernières années au Maroc.

    Un contexte macroéconomique favorable

    Cette croissance du chiffre d’affaires des sociétés cotées s’inscrit dans un contexte macroéconomique globalement encourageant. Plusieurs indicateurs économiques ont connu une amélioration progressive, créant un climat propice à l’investissement et à la création de valeur.

    La stabilité financière, la modernisation des secteurs productifs et les réformes engagées pour renforcer l’attractivité du pays ont contribué à renforcer la confiance des investisseurs. Dans ce contexte, la place casablancaise confirme progressivement son statut de hub financier régional tourné vers l’Afrique et les marchés internationaux.

    Des perspectives encourageantes pour l’avenir

    Si les résultats enregistrés en 2025 constituent un signal positif, les analystes estiment que la consolidation de cette dynamique passera par la poursuite des réformes économiques, l’innovation industrielle et l’élargissement du tissu des entreprises cotées.

    Le développement du marché boursier reste en effet un levier stratégique pour accompagner la transformation économique du Maroc, en facilitant l’accès des entreprises au financement et en renforçant la transparence des marchés.

    Dans cette perspective, la Bourse de Casablanca apparaît plus que jamais comme un acteur clé de la croissance économique nationale, capable de soutenir l’émergence de nouveaux champions économiques et d’accompagner les ambitions de développement du Royaume.

  • Morocco Gaming Expo 2026 : Rabat s’apprête à accueillir la grand-messe du gaming

    Le Maroc confirme son ambition de s’imposer comme un acteur régional majeur de l’industrie vidéoludique. Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a annoncé l’ouverture officielle des inscriptions pour le Morocco Gaming Expo 2026, prévu du 20 au 24 mai prochain à Rabat.


    Un écosystème marocain en pleine accélération

    À travers cet événement, le Royaume entend mettre en lumière un secteur en pleine structuration. Le Morocco Gaming Expo 2026 ambitionne de valoriser l’écosystème national du gaming tout en renforçant les passerelles entre acteurs locaux et partenaires internationaux.

    Développeurs indépendants, éditeurs, startups, studios émergents, investisseurs, chercheurs, étudiants et joueurs professionnels sont attendus en nombre. Les organisateurs annoncent d’ores et déjà une édition qui pourrait battre des records de participation.

    Au fil des éditions, le salon s’est imposé comme un rendez-vous stratégique pour les professionnels et passionnés du secteur, au Maroc mais aussi à l’échelle africaine et internationale.


    Un programme riche entre innovation et compétition

    Durant cinq jours, l’événement proposera un programme dense et varié :

    • Conférences animées par des experts reconnus de l’industrie

    • Panels dédiés aux enjeux technologiques, créatifs et économiques

    • Tournois e-sport de haut niveau

    • Démonstrations de jeux

    • Espace d’exposition consacré aux innovations et aux talents émergents

    L’objectif est clair : offrir une plateforme d’échange, de visibilité et de collaboration à l’ensemble de la chaîne de valeur du gaming.


    Une dynamique nationale portée par la jeunesse

    Cette annonce intervient dans un contexte où le Maroc multiplie les initiatives pour faire du gaming un levier structurant de développement économique et de création d’emplois, notamment en faveur des jeunes.

    À titre d’exemple, l’arrondissement du Maârif a récemment inauguré le premier centre de gaming de Casablanca, signe d’un engouement croissant pour l’e-sport et les industries créatives numériques.

    Dans cette dynamique, le Morocco Gaming Expo se positionne comme une véritable vitrine du savoir-faire national et un accélérateur de partenariats régionaux et internationaux.


    Inscriptions ouvertes

    Les professionnels, étudiants et passionnés intéressés peuvent dès à présent s’inscrire via la plateforme officielle de l’événement.

    Avec cette nouvelle édition, Rabat s’apprête à devenir, le temps de quelques jours, la capitale africaine du gaming, confirmant l’ambition du Royaume de jouer dans la cour des grands.

  • Après les pluies, l’heure du choix stratégique : transformer l’élan hydrique en souveraineté alimentaire

    Les récentes précipitations ont offert au Royaume une respiration attendue. Barrages en hausse, réserves d’eau potable renforcées, tensions hydriques momentanément atténuées : le Maroc semble amorcer un véritable retournement de conjoncture.

    Mais au-delà du soulagement immédiat, une question essentielle se pose : comment transformer cette embellie hydrique en levier durable pour l’agriculture et la sécurité alimentaire ?


    Une amélioration conjoncturelle à inscrire dans le temps long

    Après plusieurs années marquées par le stress hydrique, les dernières pluies ont contribué à reconstituer de manière significative les réserves nationales. Cette évolution intervient dans un contexte où l’eau est devenue l’un des enjeux structurants des politiques publiques.

    L’amélioration actuelle reste toutefois conjoncturelle. Elle ne saurait occulter la vulnérabilité structurelle du pays face aux aléas climatiques. D’où la nécessité de capitaliser sur cette dynamique favorable pour consolider les bases d’une gestion plus résiliente et stratégique.


    L’eau, pivot central de la sécurité alimentaire

    Lors d’un Ftour-débat organisé par l’Alliance des Ingénieurs Istiqlaliens, Nizar Baraka a rappelé avec insistance que l’eau constitue le socle de la sécurité alimentaire.

    Elle ne relève pas uniquement de la politique agricole : elle se situe à l’intersection de l’ensemble des politiques publiques — aménagement du territoire, énergie, industrie, environnement et développement social.

    Cette vision transversale implique une articulation cohérente entre gestion des ressources hydriques et stratégie agricole. Car sans eau maîtrisée, l’objectif de souveraineté alimentaire demeure fragile.


    Agriculture : redresser les indicateurs, renforcer la résilience

    Le secteur agricole, fortement dépendant des précipitations, a subi ces dernières années les effets directs de la sécheresse : baisse de rendement, tension sur les revenus ruraux, fluctuations des marchés.

    Le retour des pluies ouvre une fenêtre d’opportunité pour :

    • améliorer les rendements des cultures ;

    • soutenir le revenu des agriculteurs ;

    • réduire la pression sur les importations alimentaires ;

    • stabiliser les équilibres socio-économiques ruraux.

    Mais cette dynamique ne pourra être durable que si elle s’accompagne d’investissements continus dans l’irrigation efficiente, la modernisation des réseaux et la rationalisation de l’usage de l’eau.


    De la conjoncture à la stratégie : un cap à consolider

    L’enjeu dépasse la simple gestion d’une bonne saison agricole. Il s’agit de bâtir un modèle capable d’absorber les chocs climatiques futurs.

    Transformer cette amélioration hydrique en levier stratégique suppose :

    • une planification intégrée ;

    • une coordination renforcée entre les secteurs ;

    • une culture de l’économie d’eau à tous les niveaux ;

    • et une vision à long terme alignée sur les impératifs de résilience nationale.

    Le Maroc dispose aujourd’hui d’un moment favorable. La question n’est plus seulement celle de la disponibilité immédiate de l’eau, mais celle de sa gouvernance durable.


    Une opportunité générationnelle

    Pour les jeunes générations, cette séquence illustre un défi majeur : penser le développement autrement, en conciliant croissance, sécurité alimentaire et préservation des ressources naturelles.

    L’eau n’est pas uniquement une ressource. Elle est devenue un indicateur stratégique de souveraineté.

    Après la pluie, vient le temps des décisions.

  • Tourisme et agriculture : le Maroc consolide ses atouts stratégiques sur la scène internationale

    Entre vitrine mondiale du tourisme et transformation structurelle du secteur agricole, le Royaume poursuit une double dynamique : renforcer son attractivité internationale tout en consolidant les fondements de son développement durable.


    ITB Berlin : le Maroc à l’heure des partenariats internationaux

    Le Salon international du tourisme de Berlin (ITB) célèbrera cette année son 60e anniversaire, du 3 au 5 mars, au parc des expositions de la capitale allemande. Considéré comme la plus grande plateforme mondiale réunissant l’ensemble de la chaîne de valeur du tourisme, l’événement rassemble les principaux marchés émetteurs et destinations internationales.

    Le Maroc y prendra part à travers la participation d’institutionnels et d’opérateurs privés de l’industrie du voyage. Une présence stratégique pour un pays désormais positionné comme première destination touristique en Afrique.

    Au-delà de la visibilité, l’enjeu est économique :

    • consolider les partenariats existants ;

    • explorer de nouvelles opportunités commerciales ;

    • renforcer la connectivité et les flux touristiques ;

    • promouvoir la diversification de l’offre nationale.

    Dans un contexte mondial marqué par une reprise progressive et une forte concurrence entre destinations, l’ITB Berlin représente un espace clé pour consolider les acquis et affiner le positionnement du Royaume sur les marchés internationaux.


    Génération Green 2020-2030 : une agriculture tournée vers la résilience

    Sur le plan intérieur, la transformation structurelle se poursuit dans le secteur agricole. Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux, Ahmed El Bouari, a rappelé que la stratégie Génération Green 2020-2030 ambitionne d’assurer un développement agricole durable et inclusif.

    Répondant à une question parlementaire écrite, le ministre a souligné que plusieurs programmes et projets ont été engagés pour valoriser le potentiel des différentes régions du Royaume.

    Au cœur de cette stratégie :

    • l’irrigation modernisée ;

    • l’aménagement du territoire agricole ;

    • une gestion rationnelle et durable des ressources hydriques.

    Ces leviers sont particulièrement déterminants dans les zones montagneuses et les oasis, où la vulnérabilité climatique impose des solutions adaptées. L’objectif est clair : renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux défis liés au stress hydrique et aux changements climatiques.


    Deux secteurs clés, une même ambition

    Tourisme et agriculture peuvent sembler évoluer dans des sphères distinctes. Pourtant, ils partagent un socle commun : l’attractivité et la valorisation du territoire.

    Le premier agit comme vitrine internationale et moteur de devises.
    Le second constitue un pilier de sécurité alimentaire, d’emploi rural et de stabilité sociale.

    À travers sa participation à l’ITB Berlin et la mise en œuvre de la stratégie Génération Green, le Maroc articule ainsi projection extérieure et consolidation interne. Une démarche qui vise à transformer ses atouts naturels et humains en leviers durables de croissance.

  • Autoroute électrique : une nouvelle étape stratégique pour relier le Sud énergétique au Centre du Royaume

    Le chantier de l’« autoroute électrique » franchit un cap décisif. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) vient d’enclencher la phase clé des études topographiques destinées à préparer le tracé des futures lignes Ultra Haute Tension (UHT) reliant Boujdour à la région de Tensift.

    Cette mission préparatoire constitue le socle technique d’une infrastructure stratégique appelée à transporter jusqu’à 3 000 MW d’énergies renouvelables du Sud vers le Centre du pays.


    Près de 2 000 kilomètres d’études pour sécuriser le tracé

    Structuré en deux lots couvrant près de 2 000 kilomètres, le programme d’études vise à analyser avec précision le relief, la nature des sols et les contraintes environnementales afin d’optimiser l’implantation des futures lignes électriques.

    L’objectif est double :

    • Garantir la sécurité et la fiabilité technique de l’infrastructure,

    • Anticiper les contraintes foncières, environnementales et logistiques.

    Ces études constituent une étape indispensable avant le lancement des travaux de construction, dans un projet où la rigueur technique conditionne la performance à long terme.


    Évacuer la puissance renouvelable du Sud

    Le Sud marocain connaît une montée en puissance rapide des projets solaires et éoliens. La future liaison UHT permettra d’acheminer cette énergie vers les principaux centres de consommation situés au Centre du Royaume, contribuant ainsi à l’équilibre du réseau national.

    Avec une capacité annoncée de 3 000 MW, cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la part des énergies renouvelables et à consolider la souveraineté énergétique du pays.


    Un projet structurant confié à un consortium stratégique

    En 2025, la réalisation de cette autoroute électrique a été confiée à un consortium réunissant :

    • Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement

    • Taqa Morocco

    • Nareva

    Ce partenariat public-privé illustre une approche mobilisant capitaux nationaux et expertise industrielle pour porter un projet à fort impact économique et énergétique.


    Un levier pour l’avenir énergétique du Maroc

    Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape symbolise une ambition plus large : connecter les territoires, valoriser le potentiel renouvelable du Sud et renforcer l’intégration énergétique nationale.

    Pour les jeunes générations intéressées par les métiers de l’énergie, de l’ingénierie ou de l’aménagement du territoire, ce type de projet démontre que la transition énergétique ne se limite pas à produire de l’électricité verte : elle implique aussi de bâtir des infrastructures robustes capables de la transporter efficacement.

    L’autoroute électrique entre Boujdour et Tensift apparaît ainsi comme un maillon stratégique dans la transformation énergétique du Royaume.

  • Bourse de Casablanca : 354 milliards de DH de revenus en 2025, une croissance confirmée

    Une année solide portée par l’industrie

    La place casablancaise clôture l’exercice 2025 sur une note résolument positive. Selon les données publiées par BMCE Capital Global Research (BKGR), le chiffre d’affaires global des sociétés cotées s’établit à 354,9 milliards de dirhams, en hausse de 9,9 % par rapport à fin 2024.

    Même en neutralisant l’effet des nouvelles introductions en Bourse (STGM, Vicenne et Cash Plus), la progression demeure robuste, à 8,8 %, signe d’une croissance organique soutenue.

    Le moteur principal reste l’industrie, dont les revenus bondissent de 12,2 % à 230,5 milliards de dirhams, confirmant le rôle central de ce segment dans la dynamique de la cote.


    Industries : mines et BTP en locomotive

    Dans le détail, plusieurs acteurs ont tiré la performance vers le haut :

    • Managem profite du démarrage de la production à Boto et Tizert, ainsi que d’un effet prix favorable sur les métaux.

    • TGCC bénéficie de l’intégration de STAM VIAS et de l’accélération de ses chantiers.

    • SGTM capitalise sur l’avancement de projets structurants.

    • Label Vie consolide sa croissance grâce à l’ouverture de 80 magasins en 2025 et à la montée en puissance de son réseau.

    En revanche, TotalEnergies Marketing Maroc enregistre un recul de 9,7 % de son chiffre d’affaires, affecté par un environnement de prix moins favorable.


    Banques et assurances : progression maîtrisée

    Le produit net bancaire des financières progresse de 5,4 % à 99,1 milliards de dirhams.

    • Bank Of Africa contribue fortement à cette hausse.

    • Banque Centrale Populaire (BCP) confirme la solidité de son cœur de métier.

    Dans les assurances, les primes brutes émises atteignent 25,3 milliards de dirhams, en hausse de 7,3 %, portées notamment par Wafa Assurance et AtlantaSanad.

    Au total, sur 67 sociétés ayant publié leurs résultats, 55 affichent une progression annuelle de leurs revenus.


    Un quatrième trimestre particulièrement dynamique

    Le T4 2025 confirme l’accélération :

    • 96,2 milliards de dirhams de chiffre d’affaires global (+12,2 %)

    • Industries : +16,4 %

    • Financières : +2,8 %

    • Assurances : +12,8 %

    La performance trimestrielle est notamment portée par Managem, TGCC et Label Vie. Côté bancaire, la dynamique est soutenue par BCP et Bank Of Africa, malgré un recul ponctuel de Attijariwafa Bank lié à des effets comptables (IFRS 17).


    Le BTP, premier contributeur à la croissance

    En contribution annuelle :

    1. BTP : 37 %

    2. Mines : 17,1 %

    3. Banques : 15,2 %

    4. Distribution spécialisée : 7 %

    5. Santé : 6,9 %

    Le secteur gazier affiche en revanche la contribution négative la plus marquée, pénalisé par l’effet prix.


    Dette en hausse, investissements en plein essor

    La dette nette des sociétés cotées hors financières progresse de 4,2 % à 65,2 milliards de dirhams, notamment sous l’effet des investissements de :

    • Akdital

    • Ciments du Maroc

    • Managem

    Parallèlement, les investissements industriels atteignent 30,9 milliards de dirhams (+10,3 %).

    Parmi les hausses marquantes :

    • Marsa Maroc multiplie ses investissements par 3,4 pour renforcer ses infrastructures portuaires.

    • Risma les multiplie par sept pour moderniser son parc hôtelier.

    • Maroc Telecom représente à elle seule 35,2 % de l’enveloppe globale, portée par le lancement de la 5G.


    Une cote portée par l’investissement

    L’exercice 2025 confirme une trajectoire de croissance soutenue pour la place casablancaise, tirée par l’industrie et appuyée par des financières résilientes.

    Si l’endettement progresse, il accompagne une vague d’investissements structurants, signe d’une stratégie orientée vers l’expansion et la modernisation des capacités productives.

    La Bourse de Casablanca consolide ainsi son rôle de baromètre de la dynamique économique nationale, dans un environnement global encore marqué par des incertitudes.

  • Diplomatie scientifique : bâtir un écosystème stratégique au service de l’influence

    La science, nouvel instrument de puissance

    Dans un monde traversé par des défis globaux – changement climatique, pandémies, transition énergétique, mutations technologiques – la science ne se limite plus aux laboratoires. Elle devient un levier d’influence, un outil de dialogue et parfois même un facteur de stabilisation internationale.

    C’est dans cette perspective qu’une récente analyse du Policy Center for the New South met en avant la nécessité pour le Maroc de structurer une véritable diplomatie scientifique, intégrée à sa stratégie d’action extérieure.


    Articuler savoir, influence et intérêts nationaux

    La diplomatie scientifique repose sur une idée simple mais ambitieuse : faire converger production académique, coopération internationale et priorités stratégiques nationales.

    Concrètement, il s’agit de mobiliser les chercheurs, universités et centres de recherche comme vecteurs de dialogue et de partenariat. Dans les domaines du climat, de la santé, de l’eau ou de l’énergie, les échanges scientifiques permettent d’ouvrir des canaux de coopération parfois plus fluides que les circuits diplomatiques traditionnels.

    Pour le Maroc, qui cherche à consolider sa position en Afrique et dans l’espace euro-méditerranéen, cette approche pourrait renforcer son rôle de hub régional du savoir et de l’innovation.


    Institutionnaliser la diplomatie scientifique dans les universités

    L’analyse du Policy Center for the New South insiste sur un point clé : la diplomatie scientifique ne peut reposer uniquement sur des initiatives ponctuelles. Elle nécessite une structuration institutionnelle claire.

    Parmi les recommandations avancées figure la création, au sein des universités marocaines, de structures dédiées à la diplomatie scientifique. Ces entités auraient pour mission de coordonner les partenariats internationaux, d’identifier les axes prioritaires de coopération et de travailler en étroite synergie avec les ministères concernés, notamment ceux chargés des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur et de la Transition énergétique.

    Une telle organisation permettrait d’éviter la dispersion des initiatives et de mieux aligner les projets scientifiques sur les intérêts stratégiques du pays.


    Former une nouvelle génération d’acteurs hybrides

    La diplomatie scientifique suppose également l’émergence de profils hybrides : chercheurs capables de dialoguer avec les décideurs politiques, diplomates sensibilisés aux enjeux technologiques et universitaires formés aux logiques d’influence internationale.

    Le renforcement des programmes de formation croisée, des échanges académiques et des réseaux internationaux devient ainsi un pilier central de cette stratégie.


    Un levier pour la souveraineté et le rayonnement

    Au-delà de l’influence, l’enjeu touche à la souveraineté. Maîtriser les chaînes de production du savoir, participer aux grandes initiatives scientifiques internationales et contribuer aux normes mondiales dans des secteurs stratégiques constituent des atouts déterminants dans la compétition globale.

    En plaidant pour un écosystème structuré, le think tank souligne que la diplomatie scientifique ne doit pas être perçue comme un supplément d’âme, mais comme un outil stratégique à part entière, au même titre que la diplomatie économique ou culturelle.


    Vers une stratégie nationale intégrée

    La mise en place d’un cadre cohérent, associant universités, centres de recherche, institutions publiques et partenaires internationaux, pourrait permettre au Maroc de franchir un cap qualitatif.

    Dans un environnement international de plus en plus compétitif, la science devient un langage commun et un terrain d’entente. Structurer la diplomatie scientifique revient ainsi à investir dans un capital immatériel stratégique, porteur d’innovation, d’influence et de développement durable.