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  • Bourse de Casablanca : 354 milliards de DH de revenus en 2025, une croissance confirmée

    Une année solide portée par l’industrie

    La place casablancaise clôture l’exercice 2025 sur une note résolument positive. Selon les données publiées par BMCE Capital Global Research (BKGR), le chiffre d’affaires global des sociétés cotées s’établit à 354,9 milliards de dirhams, en hausse de 9,9 % par rapport à fin 2024.

    Même en neutralisant l’effet des nouvelles introductions en Bourse (STGM, Vicenne et Cash Plus), la progression demeure robuste, à 8,8 %, signe d’une croissance organique soutenue.

    Le moteur principal reste l’industrie, dont les revenus bondissent de 12,2 % à 230,5 milliards de dirhams, confirmant le rôle central de ce segment dans la dynamique de la cote.


    Industries : mines et BTP en locomotive

    Dans le détail, plusieurs acteurs ont tiré la performance vers le haut :

    • Managem profite du démarrage de la production à Boto et Tizert, ainsi que d’un effet prix favorable sur les métaux.

    • TGCC bénéficie de l’intégration de STAM VIAS et de l’accélération de ses chantiers.

    • SGTM capitalise sur l’avancement de projets structurants.

    • Label Vie consolide sa croissance grâce à l’ouverture de 80 magasins en 2025 et à la montée en puissance de son réseau.

    En revanche, TotalEnergies Marketing Maroc enregistre un recul de 9,7 % de son chiffre d’affaires, affecté par un environnement de prix moins favorable.


    Banques et assurances : progression maîtrisée

    Le produit net bancaire des financières progresse de 5,4 % à 99,1 milliards de dirhams.

    • Bank Of Africa contribue fortement à cette hausse.

    • Banque Centrale Populaire (BCP) confirme la solidité de son cœur de métier.

    Dans les assurances, les primes brutes émises atteignent 25,3 milliards de dirhams, en hausse de 7,3 %, portées notamment par Wafa Assurance et AtlantaSanad.

    Au total, sur 67 sociétés ayant publié leurs résultats, 55 affichent une progression annuelle de leurs revenus.


    Un quatrième trimestre particulièrement dynamique

    Le T4 2025 confirme l’accélération :

    • 96,2 milliards de dirhams de chiffre d’affaires global (+12,2 %)

    • Industries : +16,4 %

    • Financières : +2,8 %

    • Assurances : +12,8 %

    La performance trimestrielle est notamment portée par Managem, TGCC et Label Vie. Côté bancaire, la dynamique est soutenue par BCP et Bank Of Africa, malgré un recul ponctuel de Attijariwafa Bank lié à des effets comptables (IFRS 17).


    Le BTP, premier contributeur à la croissance

    En contribution annuelle :

    1. BTP : 37 %

    2. Mines : 17,1 %

    3. Banques : 15,2 %

    4. Distribution spécialisée : 7 %

    5. Santé : 6,9 %

    Le secteur gazier affiche en revanche la contribution négative la plus marquée, pénalisé par l’effet prix.


    Dette en hausse, investissements en plein essor

    La dette nette des sociétés cotées hors financières progresse de 4,2 % à 65,2 milliards de dirhams, notamment sous l’effet des investissements de :

    • Akdital

    • Ciments du Maroc

    • Managem

    Parallèlement, les investissements industriels atteignent 30,9 milliards de dirhams (+10,3 %).

    Parmi les hausses marquantes :

    • Marsa Maroc multiplie ses investissements par 3,4 pour renforcer ses infrastructures portuaires.

    • Risma les multiplie par sept pour moderniser son parc hôtelier.

    • Maroc Telecom représente à elle seule 35,2 % de l’enveloppe globale, portée par le lancement de la 5G.


    Une cote portée par l’investissement

    L’exercice 2025 confirme une trajectoire de croissance soutenue pour la place casablancaise, tirée par l’industrie et appuyée par des financières résilientes.

    Si l’endettement progresse, il accompagne une vague d’investissements structurants, signe d’une stratégie orientée vers l’expansion et la modernisation des capacités productives.

    La Bourse de Casablanca consolide ainsi son rôle de baromètre de la dynamique économique nationale, dans un environnement global encore marqué par des incertitudes.

  • Ramadan : Casabus renforce son offre nocturne de 50 %

    Un dispositif spécial pour accompagner les soirées casablancaises

    À l’occasion du mois sacré de Ramadan, Casabus, opéré par Alsa, met en place un renforcement significatif de son service en soirée. À partir du 28 février, l’opérateur annonce une augmentation de plus de 50 % de la fréquence sur plusieurs lignes stratégiques.

    Cette décision intervient dans un contexte bien connu des Casablancais : les heures qui suivent le ftour sont marquées par une forte intensification des déplacements, entre visites familiales, activités commerciales, prières et sorties nocturnes.

    L’objectif affiché est clair : fluidifier la mobilité urbaine et garantir un service plus adapté à la demande accrue durant cette période.


    Treize lignes stratégiques concernées

    Le dispositif cible 13 lignes majeures reliant des quartiers résidentiels densément peuplés aux principaux pôles d’activité de la métropole.

    Les lignes renforcées sont :

    • L009E : Nassim – Houphouët-Boigny

    • L005 : Abouab Al Oulfa – Casa Port

    • L020 : Riad Al Oulfa – Gare routière

    • L033 : Anassi – Place La Concorde

    • L038 : Hay El Falah – El Hank

    • L043 : Doha – Hôpital Sofi

    • L050 : Rahma – Commune Sidi Belyoutte

    • L062 : El Fadl – Moulay Youssef

    • L067 : Ouad Dahab – Hôpital Sofi

    • L082 : Sakani – Place La Concorde

    • L084 : Farah Salam – Houphouët-Boigny

    • L097 : Anassi – Maârif

    • L309 : Al Andalous – Rond-point Napoléon

    Ce renforcement vise particulièrement les axes reliant les périphéries aux centres névralgiques, où l’affluence nocturne est traditionnellement élevée pendant Ramadan.


    Des horaires adaptés au rythme du mois sacré

    En parallèle, l’opérateur adapte également les horaires de ses agences commerciales et de son centre de relation client, afin d’aligner ses services sur le rythme spécifique du mois.

    Les usagers sont invités à consulter les horaires actualisés via les canaux d’information habituels pour planifier au mieux leurs déplacements.


    Une réponse à la dynamique urbaine saisonnière

    À travers cette adaptation saisonnière, Casabus confirme sa volonté d’accompagner la dynamique nocturne propre à Ramadan et de répondre aux besoins croissants de mobilité dans la métropole.

    Dans une ville où les soirées ramadanesques rythment la vie sociale et économique, ce renforcement du service apparaît comme un levier concret pour améliorer la fluidité des déplacements et le confort des voyageurs.

  • Diplomatie scientifique : bâtir un écosystème stratégique au service de l’influence

    La science, nouvel instrument de puissance

    Dans un monde traversé par des défis globaux – changement climatique, pandémies, transition énergétique, mutations technologiques – la science ne se limite plus aux laboratoires. Elle devient un levier d’influence, un outil de dialogue et parfois même un facteur de stabilisation internationale.

    C’est dans cette perspective qu’une récente analyse du Policy Center for the New South met en avant la nécessité pour le Maroc de structurer une véritable diplomatie scientifique, intégrée à sa stratégie d’action extérieure.


    Articuler savoir, influence et intérêts nationaux

    La diplomatie scientifique repose sur une idée simple mais ambitieuse : faire converger production académique, coopération internationale et priorités stratégiques nationales.

    Concrètement, il s’agit de mobiliser les chercheurs, universités et centres de recherche comme vecteurs de dialogue et de partenariat. Dans les domaines du climat, de la santé, de l’eau ou de l’énergie, les échanges scientifiques permettent d’ouvrir des canaux de coopération parfois plus fluides que les circuits diplomatiques traditionnels.

    Pour le Maroc, qui cherche à consolider sa position en Afrique et dans l’espace euro-méditerranéen, cette approche pourrait renforcer son rôle de hub régional du savoir et de l’innovation.


    Institutionnaliser la diplomatie scientifique dans les universités

    L’analyse du Policy Center for the New South insiste sur un point clé : la diplomatie scientifique ne peut reposer uniquement sur des initiatives ponctuelles. Elle nécessite une structuration institutionnelle claire.

    Parmi les recommandations avancées figure la création, au sein des universités marocaines, de structures dédiées à la diplomatie scientifique. Ces entités auraient pour mission de coordonner les partenariats internationaux, d’identifier les axes prioritaires de coopération et de travailler en étroite synergie avec les ministères concernés, notamment ceux chargés des Affaires étrangères, de l’Enseignement supérieur et de la Transition énergétique.

    Une telle organisation permettrait d’éviter la dispersion des initiatives et de mieux aligner les projets scientifiques sur les intérêts stratégiques du pays.


    Former une nouvelle génération d’acteurs hybrides

    La diplomatie scientifique suppose également l’émergence de profils hybrides : chercheurs capables de dialoguer avec les décideurs politiques, diplomates sensibilisés aux enjeux technologiques et universitaires formés aux logiques d’influence internationale.

    Le renforcement des programmes de formation croisée, des échanges académiques et des réseaux internationaux devient ainsi un pilier central de cette stratégie.


    Un levier pour la souveraineté et le rayonnement

    Au-delà de l’influence, l’enjeu touche à la souveraineté. Maîtriser les chaînes de production du savoir, participer aux grandes initiatives scientifiques internationales et contribuer aux normes mondiales dans des secteurs stratégiques constituent des atouts déterminants dans la compétition globale.

    En plaidant pour un écosystème structuré, le think tank souligne que la diplomatie scientifique ne doit pas être perçue comme un supplément d’âme, mais comme un outil stratégique à part entière, au même titre que la diplomatie économique ou culturelle.


    Vers une stratégie nationale intégrée

    La mise en place d’un cadre cohérent, associant universités, centres de recherche, institutions publiques et partenaires internationaux, pourrait permettre au Maroc de franchir un cap qualitatif.

    Dans un environnement international de plus en plus compétitif, la science devient un langage commun et un terrain d’entente. Structurer la diplomatie scientifique revient ainsi à investir dans un capital immatériel stratégique, porteur d’innovation, d’influence et de développement durable.

  • Maroc–OISA : un “Plan Marshall” pour consolider la souveraineté alimentaire

    Une alliance stratégique face aux défis agricoles mondiaux

    Dans un contexte marqué par les dérèglements climatiques, la volatilité des marchés et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, le Maroc et l’Organisation Islamique pour la Sécurité Alimentaire (OISA) affichent une ambition claire : repenser en profondeur les fondements de la sécurité alimentaire.

    Selon un récent rapport de l’organisation, cette coopération se veut structurante, avec une approche assimilée à un véritable « Plan Marshall » agricole. L’objectif est de bâtir un modèle résilient, capable d’assurer la souveraineté alimentaire tout en favorisant l’innovation et le développement durable.


    Innovation et technologies au cœur du partenariat

    Au centre de cette dynamique figure l’intégration des technologies de pointe dans les systèmes agricoles. Recherche agronomique avancée, digitalisation des filières, optimisation des intrants et irrigation solaire : autant de leviers mobilisés pour améliorer la productivité tout en préservant les ressources naturelles.

    Le Maroc, fort de son expérience en matière de modernisation agricole et de gestion hydrique, apporte un savoir-faire reconnu, notamment dans les techniques d’irrigation adaptées aux zones arides. L’OISA, de son côté, facilite la mise en réseau des pays membres et encourage la mutualisation des expertises.


    Une coopération triangulaire au service du développement rural

    L’originalité du partenariat réside également dans sa dimension triangulaire. Au-delà de la relation bilatérale, il s’agit de favoriser des synergies entre le Maroc, les États membres de l’OISA et d’autres partenaires techniques et financiers.

    Cette approche permet de déployer des projets intégrés dans les zones rurales, avec un impact attendu sur l’emploi, la valorisation des chaînes agricoles locales et la transformation agroalimentaire. Le développement rural n’est plus envisagé uniquement sous l’angle de la production, mais comme un vecteur d’inclusion sociale et de stabilité économique.


    Gestion durable des ressources et résilience climatique

    La question hydrique occupe une place centrale dans cette stratégie. Face au stress hydrique croissant, l’irrigation solaire et les techniques d’économie d’eau constituent des solutions concrètes pour sécuriser les rendements agricoles.

    L’enjeu dépasse la seule production alimentaire : il s’agit de préserver les écosystèmes, d’améliorer la gestion des sols et d’encourager des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.


    Vers une intégration économique régionale renforcée

    En misant sur la complémentarité des marchés et des compétences, le partenariat Maroc–OISA ambitionne également de renforcer l’intégration économique entre les pays membres. La sécurisation des approvisionnements, le développement de chaînes de valeur régionales et la facilitation des échanges agricoles constituent des axes prioritaires.

    À terme, cette coopération pourrait contribuer à réduire la dépendance alimentaire extérieure et à stabiliser les marchés internes, tout en ouvrant de nouvelles perspectives commerciales.


    Un cap stratégique pour l’avenir

    Plus qu’un programme sectoriel, cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme : celle d’un système alimentaire plus autonome, solidaire et innovant. En conjuguant technologies modernes et savoir-faire locaux, le Maroc et l’OISA entendent démontrer qu’il est possible de relever les défis alimentaires mondiaux par des solutions adaptées aux réalités du terrain.

    Dans un monde en mutation, la souveraineté alimentaire devient un enjeu stratégique majeur. Le partenariat engagé pourrait ainsi servir de modèle pour d’autres régions en quête de résilience et de coopération durable.

  • Énergie solaire : un coup d’accélérateur imminent au Maroc

    Un potentiel encore sous-exploité

    Malgré des avancées notables dans le développement des énergies renouvelables, la part du solaire dans la puissance électrique totale installée au Maroc demeure relativement modeste. Même constat du côté de la production d’électricité issue des sources renouvelables, où le photovoltaïque reste en retrait par rapport à d’autres filières.

    Pourtant, les signaux envoyés par le Ministère de la Transition énergétique et du Développement durable sont clairs : un tournant est en préparation. Le solaire, notamment dans sa version couplée au stockage par batteries, s’apprête à connaître une montée en puissance significative.


    Photovoltaïque et batteries : une équation gagnante

    Longtemps freinée par l’intermittence de la production, l’énergie solaire bénéficie aujourd’hui de l’évolution rapide des technologies de stockage. L’association panneaux photovoltaïques et batteries permet désormais de lisser la production et d’améliorer la stabilité du réseau.

    Cette avancée technologique change profondément la perception du solaire : d’énergie complémentaire, il devient progressivement un pilier capable de soutenir la demande nationale, y compris aux heures de pointe.

    La compétitivité des coûts renforce également son attractivité. La baisse continue des prix des équipements, combinée à une mise en œuvre relativement simple, rend les projets photovoltaïques particulièrement adaptés aux besoins du Royaume.


    Des projets structurants à court et moyen terme

    Plusieurs initiatives sont en cours ou en préparation afin d’augmenter rapidement la capacité installée. L’objectif est double : répondre à la demande énergétique croissante et consolider la trajectoire nationale vers un mix énergétique plus durable.

    Le Maroc, déjà reconnu pour ses investissements dans les énergies renouvelables, entend ainsi accélérer le déploiement de centrales solaires de nouvelle génération, mais aussi encourager les installations décentralisées, notamment dans le secteur industriel et agricole.


    Un levier stratégique pour la transition énergétique

    Au-delà des chiffres, l’enjeu est stratégique. Le renforcement du solaire contribue à réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles, à maîtriser les coûts à long terme et à diminuer l’empreinte carbone.

    Dans un contexte international marqué par la volatilité des prix de l’énergie, cette orientation constitue un choix de souveraineté énergétique autant qu’un engagement environnemental.


    Vers un nouvel équilibre du mix énergétique

    L’essor attendu du photovoltaïque, soutenu par les solutions de stockage, pourrait redéfinir la place du solaire dans le paysage énergétique national. À court et moyen terme, cette technologie simple, modulaire et compétitive est appelée à jouer un rôle central dans la transformation du système électrique marocain.

    Le « coup de boost » annoncé ne relève donc pas seulement d’une ambition technique : il traduit une volonté d’accélérer la transition énergétique du Royaume, en capitalisant sur l’un de ses atouts naturels majeurs — un ensoleillement parmi les plus élevés au monde.

  • Maroc : grève nationale des enseignants-chercheurs les 3 et 4 mars

    Une grève nationale des enseignants-chercheurs est menée dans l’ensemble des établissements publics d’enseignement supérieur au Maroc les 3 et 4 mars 2026, à l’initiative du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup). Ce mouvement s’inscrit dans le cadre des discussions autour du projet de loi 59.24 relatif à la réforme du secteur.


    Origine et revendications

    Le syndicat dénonce :

    • Une exclusion de la concertation sur le projet de loi 59.24.

    • Une méthode de réforme imposée, jugée contraire aux pratiques participatives initialement promises.

    • Le rejet d’un texte perçu comme un recul pour le système universitaire et ses acquis historiques et institutionnels.

    Les revendications principales incluent :

    • Généralisation des neuf années d’ancienneté fictive pour les enseignants.

    • Exonération de la recherche scientifique de l’impôt.

    • Engagement du ministère à fournir un calendrier précis pour la mise en œuvre des mesures.


    Portée et impact du mouvement

    Le boycott ne se limite pas aux cours : il concerne l’ensemble des activités pédagogiques, scientifiques et administratives, ainsi que certaines structures clés des filières et parcours de formation.

    Le SNESup prévoit également la possibilité d’un sit-in devant le Parlement, afin d’inscrire le conflit dans l’espace public et politique.


    Réactions politiques

    Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a exprimé son rejet du projet de loi, dénonçant :

    • L’absence de concertation avec les enseignants.

    • Une orientation gouvernementale jugée régressive pour l’université publique.

    • Une réforme conduite en dissonance avec les référentiels constitutionnels.


    Conséquences pratiques

    Cette grève risque de perturber :

    • Le déroulement normal des cours et examens.

    • Les activités de recherche et réunions scientifiques.

    • La planification des filières et parcours de formation dans plusieurs établissements.

    Le mouvement reflète un malaise profond dans le secteur universitaire et la volonté des enseignants-chercheurs d’imposer un dialogue concret et structuré autour de leurs conditions d’exercice et de l’avenir de l’université publique.

  • Service militaire 2026 : lancement officiel de l’opération de recensement au Maroc

    Une campagne ouverte jusqu’au 30 avril

    Le ministère de l’Intérieur a annoncé le démarrage de l’opération de recensement relative à la promotion 2026 du service militaire. Ouverte depuis lundi, cette campagne se poursuivra jusqu’au 30 avril 2026.

    Elle concerne les jeunes Marocaines et Marocains âgés de 19 à 25 ans au 1er septembre 2026, date fixée pour l’incorporation des nouveaux appelés. L’objectif est de préparer, dans des conditions organisationnelles optimales, l’intégration de cette nouvelle promotion.


    Une procédure encadrée par une commission centrale

    Dans le cadre des préparatifs, la Commission centrale du recensement du service militaire s’est réunie le 18 février au siège du ministère de l’Intérieur. Présidée par le président de chambre à la Cour de cassation, cette instance a arrêté les critères permettant d’identifier les jeunes appelés à remplir le formulaire de recensement.

    Le ministère précise que ces critères sont établis dans le respect du principe d’égalité entre les citoyens et de l’équilibre entre les différentes régions du Royaume.


    Convocation et inscription en ligne

    Les jeunes concernés recevront un avis de recensement, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un membre de leur famille. À partir du 2 mars 2026, ils devront compléter le formulaire dédié via la plateforme officielle : www.tajnid.ma.

    Le ministère souligne également qu’il est possible de s’inscrire volontairement. Les jeunes remplissant les conditions d’âge, mais n’ayant pas reçu de convocation et souhaitant accomplir le service militaire, peuvent effectuer leur inscription sur le même site, entre le 2 mars et le 30 avril 2026.

    Cette possibilité est également ouverte aux Marocains résidant à l’étranger inscrits auprès des représentations consulaires et désireux d’accomplir leur service militaire.


    Un dispositif d’information renforcé

    Afin d’accompagner les jeunes dans leurs démarches, les autorités administratives locales, ainsi que les services d’orientation installés dans les préfectures, provinces et préfectures d’arrondissement, sont mobilisés pour fournir toutes les informations nécessaires.

    L’ensemble des détails relatifs à l’opération demeure accessible via la plateforme officielle dédiée.


    Une étape structurante pour la jeunesse

    Le lancement de cette opération marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du service militaire au Maroc. Au-delà de son aspect organisationnel, ce dispositif est présenté par les autorités comme un cadre d’encadrement, de formation et de renforcement du sens de la citoyenneté pour les jeunes générations.

    La campagne de recensement constitue ainsi la première phase d’un processus qui aboutira à l’intégration des conscrits en septembre 2026.

  • Maroc–Belgique : un partenariat stratégique qui gagne en profondeur

    Rabat confirme une dynamique bilatérale ambitieuse

    Les relations entre le Royaume du Maroc et le Royaume de Belgique franchissent un nouveau cap. En marge d’un point de presse conjoint tenu lundi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue belge, Maxime Prévot, ont mis en avant la solidité d’un partenariat appelé à se renforcer davantage dans les années à venir.

    « Le Maroc et la Belgique partagent plus qu’une relation diplomatique », a souligné le chef de la diplomatie belge, qualifiant la Déclaration conjointe signée le 23 octobre dernier à Bruxelles de tournant stratégique, concret et équilibré.


    Une feuille de route en phase d’opérationnalisation

    Pour Rabat, les avancées enregistrées ces dernières années constituent une base solide. Nasser Bourita a rappelé la tenue de la Haute Commission mixte en avril 2024 ainsi que la rencontre ministérielle d’octobre dernier, qui ont permis d’établir une feuille de route couvrant l’ensemble des domaines de coopération.

    La réunion de Rabat s’inscrit ainsi dans une logique de suivi et d’opérationnalisation des engagements pris, avec l’ambition d’inscrire la relation bilatérale dans une dynamique durable et structurée.


    Un partenariat économique en pleine expansion

    Sur le plan économique, la Belgique s’impose comme un partenaire de premier plan dans les secteurs financier, commercial, touristique et des investissements. Les échanges bilatéraux ont connu une progression notable ces dernières années, et les deux parties affichent une ambition commune : faire entrer la Belgique parmi les dix premiers partenaires économiques du Maroc d’ici deux ans.

    Les opportunités sont nombreuses. Les entreprises belges manifestent un intérêt marqué pour les grands chantiers liés à l’organisation de la Coupe du Monde 2030, mais aussi pour les projets de transition énergétique, de transformation numérique et de gestion hydraulique.

    Dans cette perspective, Maxime Prévot a annoncé l’organisation d’une mission économique belge au Maroc en 2027, réunissant responsables publics et acteurs économiques afin de consolider davantage ce partenariat et d’ouvrir de nouveaux débouchés.


    La diaspora, trait d’union humain et stratégique

    Au-delà des chiffres, les deux ministres ont mis en lumière la dimension humaine des relations maroco-belges. La diaspora marocaine en Belgique constitue un véritable pont entre les deux sociétés. Rabat insiste sur la nécessité d’accompagner son intégration tout en préservant son identité et ses valeurs culturelles.

    Cette dimension sociale confère au partenariat une profondeur particulière, fondée sur des liens historiques et humains solides.


    Sécurité et migration : une coopération renforcée

    Face aux défis contemporains, la coopération sécuritaire apparaît comme un pilier central. Lutte contre le trafic de drogue, criminalité transnationale, terrorisme et radicalisation : autant de menaces communes nécessitant une coordination étroite entre les services des deux pays.

    Sur le volet migratoire, les deux responsables ont plaidé pour un dialogue structuré et continu, privilégiant une approche conjuguant humanité, responsabilité et respect de la dignité des personnes.


    Convergences régionales et internationales

    Les discussions ont également porté sur les enjeux régionaux et internationaux. Les deux pays partagent un intérêt commun pour la stabilité et le développement du continent africain, où le Maroc joue un rôle croissant sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

    S’agissant du Moyen-Orient, Rabat et Bruxelles ont relevé leur convergence de vues sur la cause palestinienne, soulignant l’importance de la stabilité à Gaza, de la préservation de la Cisjordanie et de la nécessité d’un horizon politique clair fondé sur la solution à deux États.


    Un soutien réaffirmé sur la question du Sahara

    Concernant le Sahara marocain, la Belgique a réitéré son soutien à l’Initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine. Dans cette optique, Bruxelles a décidé d’étendre la couverture consulaire du Consulat général de Belgique à Rabat à l’ensemble du territoire marocain, y compris les provinces du Sud.

    L’ambassadeur belge effectuera prochainement une visite dans la région afin de soutenir plusieurs initiatives économiques, notamment des missions d’entreprises et l’organisation de foires économiques régionales.


    Un partenariat tourné vers l’avenir

    La rencontre de Rabat confirme une volonté partagée d’inscrire la relation maroco-belge dans une dynamique stratégique, multidimensionnelle et orientée vers des résultats concrets.

    Au croisement des enjeux économiques, sécuritaires et diplomatiques, le Maroc et la Belgique semblent déterminés à bâtir un partenariat équilibré, capable de répondre aux défis contemporains tout en saisissant les opportunités de croissance et d’innovation.

  • AACIS’26 : vers une nouvelle ère de coopération Sud-Sud entre le Maroc, l’Afrique de l’Ouest et la Caraïbe

    Abuja, carrefour stratégique des ambitions économiques émergentes

    Du 23 au 28 mars 2026, la capitale nigériane accueillera le Sommet d’Investissement Afro-Caribéen, plus connu sous l’acronyme AACIS’26. Organisé par Aquarian Consult à Abuja, ce rendez-vous économique s’inscrit dans une dynamique de recomposition des partenariats internationaux, où les échanges Sud-Sud gagnent en densité et en maturité.

    Longtemps orientées principalement vers l’Europe, les relations économiques du Maghreb se redéploient aujourd’hui vers de nouveaux horizons. L’Afrique subsaharienne et la Caraïbe apparaissent comme des espaces complémentaires, porteurs d’opportunités concrètes dans un contexte mondial marqué par la diversification des chaînes de valeur et la recherche de partenariats plus équilibrés.


    Des partenariats institutionnels structurants

    L’AACIS’26 bénéficie du soutien d’acteurs financiers de premier plan, notamment Afreximbank, dont la mission est de stimuler le commerce intra-africain et les échanges avec d’autres régions émergentes grâce à des instruments de financement adaptés et à des mécanismes de sécurisation des transactions.

    Côté nigérian, l’implication du ministère fédéral de l’Agriculture et de la Nigerian Investment Promotion Commission (NIPC) traduit une volonté d’ancrer le sommet dans des secteurs productifs stratégiques. Avec un marché intérieur de plus de 200 millions d’habitants, le Nigéria représente un partenaire majeur pour les entreprises marocaines, en particulier dans l’agro-industrie, les intrants agricoles et les technologies liées à la transformation alimentaire.


    Une convergence avec la vision atlantique du Maroc

    L’initiative trouve un écho particulier dans la stratégie atlantique portée par le Royaume du Maroc, qui vise à consolider son rôle de passerelle entre l’Afrique, les Amériques et l’espace atlantique élargi. En favorisant la connexion entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et la Caraïbe, l’AACIS’26 contribue à structurer un corridor économique encore sous-exploité mais prometteur.

    Au-delà des déclarations d’intention, le sommet entend privilégier une approche opérationnelle : rencontres B2B, tables rondes sectorielles, identification de projets bancables et mobilisation d’institutions financières. L’objectif est clair : transformer le dialogue en projets concrets et mesurables.


    La Caraïbe, partenaire naturel d’une coopération élargie

    Le Maroc dispose déjà de relais diplomatiques dans la région caribéenne, notamment à travers la représentation conjointe de Organisation des États de la Caraïbe orientale à Rabat. L’AACIS’26 ambitionne d’étendre cette relation au champ économique, en facilitant les échanges avec des États comme la Grenade ou Saint-Kitts-et-Nevis.

    Les domaines identifiés illustrent la complémentarité des expertises : tourisme durable, agriculture résiliente face aux défis climatiques, énergies renouvelables, économie bleue ou encore projets environnementaux soutenus par des partenaires multilatéraux tels que le Programme des Nations Unies pour le développement.

    Cette coopération pourrait permettre le partage de solutions adaptées aux réalités climatiques et insulaires, tout en favorisant l’émergence de chaînes de valeur transatlantiques innovantes.


    Des secteurs stratégiques au cœur des priorités

    Le sommet met en lumière plusieurs axes prioritaires :

    Agriculture et souveraineté alimentaire
    Le savoir-faire marocain en matière d’irrigation, de gestion hydrique et de fertilisation constitue un atout majeur dans des régions confrontées aux aléas climatiques.

    Finance et logistique
    La connexion du hub financier de Casablanca avec les corridors commerciaux ouest-africains et caribéens pourrait renforcer la fluidité des investissements et la compétitivité régionale.

    Industries culturelles et créatives
    Cinéma, design, production audiovisuelle : ces secteurs offrent un terrain fertile pour des coproductions valorisant les identités culturelles tout en générant de la valeur économique.


    Un potentiel économique en pleine expansion

    Les perspectives d’échanges entre le Maroc et le Nigéria sont estimées à près de 10 milliards de dollars, un chiffre qui illustre l’ampleur des marges de progression possibles. Dans ce contexte, l’AACIS’26 apparaît comme un levier de structuration, capable de transformer des opportunités théoriques en partenariats durables.

    Au-delà des chiffres, le sommet incarne une vision : celle d’un Sud global qui construit ses propres passerelles économiques, fondées sur la complémentarité des marchés, la circulation des savoir-faire et la confiance institutionnelle.


    Une dynamique tournée vers l’avenir

    En réunissant décideurs publics, investisseurs, entrepreneurs et institutions financières, l’AACIS’26 ambitionne de consolider une coopération économique plus intégrée entre l’Afrique et la Caraïbe, avec le Maroc comme acteur pivot.

    Dans un monde en mutation rapide, cette démarche illustre une conviction grandissante : la prospérité partagée passe par des alliances équilibrées, stratégiques et ancrées dans des réalités communes.

  • Tensions au Moyen-Orient : Royal Air Maroc annule des vols vers le Qatar et les Émirats

    Des perturbations liées à la situation sécuritaire régionale

    Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, Royal Air Maroc (RAM) a annoncé l’annulation de plusieurs liaisons aériennes entre le Maroc et certains pays du Golfe.

    Dans un communiqué publié ce lundi 2 mars, le transporteur national précise que quatre vols programmés lundi et mardi, à destination et en provenance des Émirats arabes unis et du Qatar, sont concernés par cette mesure.


    Une décision dictée par le contexte régional

    La compagnie explique que ces annulations interviennent dans un contexte sécuritaire marqué par les développements militaires dans la région. Comme de nombreux transporteurs internationaux, RAM adapte son programme en fonction des recommandations liées à la sécurité aérienne et à l’évolution de la situation sur le terrain.

    Cette décision s’inscrit dans une logique de précaution visant à garantir la sécurité des passagers et des équipages.


    Consignes aux passagers concernés

    Royal Air Maroc invite les voyageurs concernés par ces annulations à ne pas se présenter à l’aéroport.

    La compagnie recommande de contacter leur point de vente initial ou son centre d’appel afin d’examiner les options disponibles, notamment le report du voyage ou le remboursement du billet.

    Par ailleurs, RAM appelle l’ensemble des passagers ayant des vols programmés vers la région à vérifier régulièrement le statut de leur vol via la rubrique « Gérer ma réservation » sur son site officiel et à mettre à jour leurs coordonnées pour recevoir d’éventuelles notifications.


    Un impact direct des tensions géopolitiques sur le transport aérien

    Les perturbations du trafic aérien illustrent l’impact immédiat des crises géopolitiques sur les mobilités internationales. Les compagnies aériennes ajustent leurs routes et leurs programmes pour éviter les zones jugées sensibles, ce qui peut entraîner des annulations ou des modifications de dernière minute.

    Dans ce contexte évolutif, la vigilance reste de mise pour les voyageurs, alors que la situation régionale continue d’influencer les liaisons entre le Maroc et le Moyen-Orient.